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Tableau de bord 2007 , CEI-CEN **** *** **

Comité Endurance Pays Loire (CEPL)

 Coupe des départements 2007

CHAMPIONNAT DE FRANCE JEUNES CAVALIERS D'ENDURANCE 2008

Bienvenue

Raid ?

4t ?

Contexte

Endurance

TREC

Stats 2* et 3*

Stats depreg1*

Stats SHF

Stats SIF

Stats ensemble

Domestications

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Dangers

CESAR

MAHOMET

MONTAIGNE

HADIK

REVERE et JOUET

ARMAND

PULASKI

1870 - 1914

1914 - 1918

1919 - 1939

1939 - 1945

1945 - 1975

1975 - 2000

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Questionnaire FEI

1919 - 1939

Après 1918 et un lourd tribut payé aux champs d’honneur, les cavaliers militaires d’active et de la réserve comme les civils, hommes et femmes, pouvaient souffler en métropole et rejoindre les stations de villégiature mondaines, en pleine expansion pendant les " années folles ", associant l’équitation aux sports marqueurs sociaux comme la voile, le tennis, le golf et l’automobile ou encore … le casino. Sur des routes à peine macadamisées, ils pouvaient " déjà " parcourir la France " comme autrefois ", " au temps des chevaux ". Les militaires se prêtaient à la " réclame " pour les stations balnéaires et thermales, les transports par les " trains " et les " automobiles ". Ils pouvaient améliorer leur solde, leur avancement et faire l’autopromotion de la Cavalerie sponsorisée par des entrepreneurs de transports ferroviaires ou maritimes comme Péreire et des gérants d’Hôtels et Casino comme François André.

Une seconde vague oubliée de raids hippiques militaires, ouverts à la fois aux officiers d’active, de la " réserve et de la territoriale ", fut organisée pendant l’interbellum. En Belgique, dès 1920, une épreuve Bruxelles-Spa fut organisée ; elle devint ensuite Spa-Ostende, bornée par deux villes de plaisirs.

La France qui remportait souvent les épreuves en Belgique avec le général Bucant sur le parcours Spa-Ostende dès 1924, attendra 1927 pour réorganiser un raid militaire conséquent qui devait aboutir à La Baule, sur la Côte d’Amour, dont le casino et l’Hôtel L’Hermitage étaient tenus par François André, gérant du casino d’Ostende avant 1914. Ainsi, le 14 août 1927, La Mouette, l’hebdomadaire de La Baule, titrait : " A cheval de Paris à La Baule " : " Le ministre de la Guerre vient d’aviser M. Edmond Cavillon, sénateur de la Somme, président de la Confédération Hippique de France qu’il autorisait les officiers de l’armée active et les officiers de complément à participer en tenue militaire à l’épreuve militaire internationale d’endurance hippique qui sera disputée du 12 au 17 septembre sur le parcours Paris-la Baule (442 kilomètres) " et rapportait dans son édition du 25 septembre 1927 : " …Dimanche, une foule se pressait pour voir l’arrivée de ce premier raid hippique, sur la plage depuis La Baule-les-Pins jusqu’à L’Hermitage Hôtel…. Sur 28 chevaux engagés, 26 terminèrent dans un état remarquable… ". Dans le même journal, les élégantes d’un Rallye automobile féminin se plaignaient de l’état déplorable des voies routières qui salissaient leurs véhicules et leurs toilettes !

Furent organisés ensuite, à nouveau Paris-La Baule (1928) et Le Touquet (1929), station (dirigée par un certain Coubertin) où le sénateur Cavillon était président de la Société des Courses et le Général Blacque-Belair, rédacteur du Manuel d’instruction de la cavalerie, vice-président.

C’était de la propagande pour la cavalerie, en déclin dans les années trente, moins rapide que les taxis, captive des voies ferrées pour ses longs déplacements, surpassée par l’aviation pour le renseignement, dépassée par le télégraphe, le téléphone, les automobiles, les motocyclettes pour la communication des messages et, surtout, victime des mitrailleuses et des barbelés au Champ d’honneur.

Comme Georges Labatut ou le très critique sous-lieutenant et futur général Chambe, ou encore Nungesser, de nombreux cavaliers furent invités ou choisirent de se reconvertir dans l’aviation. L’arme blindée, substitut de la Cavalerie, s’installa à Saumur. L’agonie de la cavalerie militaire, toujours opérationnelle au Maghreb pour visiter les " mechta", avant que le Colonel Marceau Crespin, (futur président du Conseil général de la Lozère et Directeur du sport de haut niveau après 1960) y développe l’utilisation de l’hélicoptère, se poursuivra jusqu’à la suppression des derniers régiments de spahis à l’issue des " évènements " d’Algérie, en 1962.

Le vivier de lieutenants-colonels, Officiers de Réserve, O. R. , accompagnant les vœux du directeur de la station balnéaire du Touquet, baron de Coubertin, devait animer la première phase d’une équitation moderne, olympiste, " coubertinienne " et rester discret sur les épopées des raids rendus complexes et dangereux pour cause de cohabitation avec les automobiles.

Le concours du cheval d’armes, military, décliné en concours complet, continuera cependant à héberger une épreuve de fond. Deux disciplines spécifiques, Dressage et Saut d’obstacle, créées pour contrôler les capacités du cheval et du cavalier à entamer ou poursuivre l’effort de fond et le franchissement des difficultés naturelles, s’émanciperont et dépasseront leur matrice.

Elles deviendront ainsi, pour Jean-Pierre Digard, des "disciplines canoniques" et le Concours Complet devra encore se battre, en 2003, pour maintenir sa participation aux Jeux Olympiques prévus à Pékin en 2008, au prix de l’abandon de l’épreuve de fond. " Le Complet devenait incomplet ".

 

Les militaires, avec les sports équestres, ont pu continuer leur action politique par d’autres moyens, drapés dans l’idéal olympique du " gouvernement mondial des sports ", le Comité International Olympique, CIO, qui les accepte encore en uniformes sur les podiums.

La Fédération Equestre Internationale a longtemps été gouvernée par les officiers français. Présidée en 1921 par un français, le Baron Georges du Teil, président de la société mère de la Fédération Française des Sports Equestres, la Société Hipique de France, SHF, elle fut dirigée par un autre français, le Commandant Hector, jusqu’en 1951.

Cette société, souvent ornée de " patronymes aristocratiques " (2003, DIGARD), allait aussi tenir les rênes de la Fédération Française des Sports Equestres, FFSE, à partir de 1921. Elle tenait celles de la Société Hippique Française, SHF, depuis 1864 (encore localisée en 2004 dans les environs de l’Ecole Militaire, à Paris, près du Champ de Mars et dirigée habituellement par des officiers de réserve).

Le Cadre Noir, à Saumur, était chargé de transmettre l’héritage de la Doctrine de l’Equitation française mais aussi, dans un haut-lieu de l’humanisme de la Renaissance, d’expérimenter de nouvelles voies, donc de faire évoluer la dite Doctrine, au bénéfice des disciplines sportives (avec Danloux, Wattel, Decarpentry), quitte à s’inspirer d’innovations italiennes, ( Caprilli), ou allemandes (Klimke).

Pendant les années trente, l’énigmatique Confédération Hippique de France s’interrogeait encore sur les possibilités d’organiser les compétitions hors-stades, comme un Raid Hippique autour de Paris en 1934, mais la stratégie défensive des " scientifiques " Ministres de la Guerre Painlevé et Maginot était défavorable aux aléas de la traction animale et les gouvernements focalisèrent les moyens militaires, statiques, défensifs, sur la ligne Maginot, comme les Allemands avec la " ligne Siegfried ". (La cavalerie militaire allemande, limitée en 1918 par le traité de Versailles, s’était développée sous couvert de Sociétés Rurales de cavaliers civils qui serviront de modèle pour organiser en France les Sociétés Hippiques Rurales, SHR, sous l’impulsion du directeur des Haras d’Angers, M. Miquel. )

La cavalerie allemande, performante avec les moyens de la préparation de Jeux Olympiques de Berlin de 1936, était une propagande pour le IIIème Reich mais aussi un leurre militaire envers les francobritanniques.

En France, en 1930, les jeunes officiers qui prônaient la mécanisation de l'armée se heurtaient à un conservatisme des états-majors de la Cavalerie malgré les rapports d’après 1918 : " Le cheval est condamné à plus ou moins brève échéance. . Traîner des chevaux sous le feu de l'ennemi est une hérésie. Il ne faut pas moins de six chevaux pour tirer une pièce de 75. La même pièce, ses servants et ses munitions peuvent prendre place dans un seul camion ".

De son côté, la Cavalerie, qui devait intégrer des armes modernes considérait la motocyclette comme un " mauvais cheval ", La France militaire de 1939 estimait : " Le cheval n'offre que des avantages par rapport aux véhicules motorisés, coûteux d'achat et d'entretien et de courte existence, très vulnérables aux attaques aériennes, inaptes à parcourir tous les terrains, incapables de franchir les lignes d'eau, de circuler par verglas ou sans lumière dans l'obscurité, de traverser bois et marécages ".

Mais les détracteurs de la Cavalerie dénonçaient : la France, " en gérant la tradition, est en train de perdre la guerre. En Allemagne, si l'on sait qu'une moto n'est pas capable de sauter les haies ou de se nourrir en broutant l'herbe des fossés, on prouve chaque jour qu'elle peut accomplir des prouesses qu'aucun cheval n'est capable de réaliser. " Le dernier Raid évoqué dans la Revue de Cavalerie est un raid motocycliste dans les Vosges.

En 1939, à propos des raids hippiques, Jean de Chevigny, directeur du Haras du Pin, pouvait conclure :

1e Un des buts principaux de ces raids était de déterminer la valeur respective des meilleurs chevaux de cavalerie, suivant leurs régions d’origine. Chaque équipe était donc composée d’animaux provenant d’un même dépôt de remonte.

2e La sélection d’une équipe de grand raid doit comporter :

  1. pour les cavaliers, une épreuve d’environ 80 km à couvrir en 4 heures avec un minimum de relais ;
  2. pour les chevaux, une épreuve de 120 km en 12 heures (avec relais de cavaliers, bien sûr) mais se terminant par un temps de galop de…5 minutes.

3e régime de route :

  • adopter un régime de marche rigide est mauvais ;
  • il faut sentir son cheval et utiliser les circonstances sans se lier à un horaire précis ;
  • l’allure idoine pour les longs trajets est le pas ;
  • le repos est nécessaire ;
  • les marches de nuit sont à proscrire.