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AUBRY
François-Xavier Aubry : illustre inconnu http://www.histoirequebec.qc.ca/publicat/vol7num1/v7n1_16f.htm PAR PIERRE CÉCIL, Appartenance Mauricie, Société d'histoire régionale Cavalier remarquable, négociant habile, explorateur, découvreur, chef de convois, aventurier, François-Xavier Aubry fut l’un des plus fameux voyageurs de l’ouest des États-Unis au milieu du 19e siècle. Les Américains l’avaient baptisé le «Napoléon des plaines». Il fut l’égal du fameux Kit Carson qu’il a côtoyé pendant des années et des autres célèbres pionniers de la conquête du «Far West1» américain. Téméraire et courageux, assoiffe d’aventures, il fait partie de ce groupe d’élite qui a développé l’Amérique à force de volonté et de ténacité. |
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Origine et premiers emplois Fils de Joseph Aubry et Madeleine Lupien, François-Xavier est né le 3 décembre 1824 à Saint-Justin, comté de Maskinongé, où son père est cultivateur. Il occupe le 4e rang d’une famille de treize enfants. Ayant rapidement appris à lire, écrire, et compter, il quitte l’école vers l’âge de douze ans. Par la suite, il se trouve un premier emploi de commis au magasin général Grand-Trompe-souris2 à Saint-Joseph de Maskinongé. Il y découvre de l’intérêt pour le monde des affaires. Vers l’âge de quinze ans, on le retrouve au grand magasin général de Monsieur Marchand à Saint-Jean-sur-Richelieu où il y passera trois ans à acquérir expérience, maturité et à établir des contacts. Plus le temps passe, plus il songe à quitter vers les États-Unis afin d’y faire des affaires et tenter fortune comme beaucoup de compatriotes qui ont migré du Québec vers cette destination de rêve. En septembre 1845, il apprend avec douleur la mort de son père qui laisse à sa femme la charge de six enfants de moins de quinze ans. Plus tard, François-Xavier lui enverra périodiquement des sommes d’argent afin de l’aider à joindre les deux bouts. Par la suite, cette dernière quittera Saint-Maurice où elle habitait depuis 1840 avec sa petite famille, après leur départ de Saint-Justin, pour s’installer à Trois-Rivières.
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L'EXPLOIT
Le 5 janvier 1848, il effectue le trajet de Santa Fe à Independence en 14 jours, battant ainsi le record établi par Norris Colburn en août 1846. Le 28 mai 1848, il bat son propre record, effectuant le trajet en 8 1/2 jours. En septembre, il a l’intention d’effectuer le trajet en moins de six jours. Les journaux spéculent sur un tel exploit à réaliser, de fortes gageures se prennent. Le 12 septembre 1848, il quitte Santa Fe, à l’aube amenant plusieurs chevaux de selle. Le premier des cinq relais est à 300 km. On y a prévu des chevaux de remplacement à ceux qui arriveront épuisés par ce long périple. Dolly sera utilisée en premier parce qu’elle est la plus rapide et que les féroces Apaches abondent dans la région de Santa Fe. Aucune attaque indienne ne surviendra mais par contre, une pluie d’une durée de 24 heures rendra la piste boueuse sur 1000 km et fera déborder les rivières. En cours de route, il livre du courrier pour l’armée et règle des affaires à Fort Atkison. Ne prenant que six repas, il épuise six chevaux, marche 35 km, ne dort que quelques heures et arrive à Independence le soir du 17 septembre. Il chevaucha 1300 km en cinq jours et demi. C’est un exploit en soi. Tous les journaux en parlent. D’ailleurs en 1860, le système du Pony Express10 s’inspirera de la course à relais mise au point par Aubry. Un historien du Pony Express, William Vissher, écrit que «la course d’Aubry et la plus grande performance physique qu’un cavalier de l’Ouest puisse avoir accomplie».11
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Le système du Pony Express s’étant inspiré de sa célèbre chevauchée de septembre 1848, sera approuvé par le congrès américain pour assurer le service du courrier entre l’est et l’ouest. Non seulement, Aubry était devenu le négociant le plus prospère de la piste de Santa Fe mais aussi le plus précieux collaborateur pour les journaux du Missouri et du Nouveau-Mexique qui appréciaient la rapidité avec laquelle il rapportait les nouvelles fraîches de ses expéditions et des contrées traversées et visitées. En 1851, Aubry est le découvreur d’un nouveau raccourci sur la piste de Santa Fe. Les marchands, les militaires et les voyageurs éviteront ainsi le raccourci Cimarran (long de 115 km) appelé la Route de la mort à cause de ses nombreux dangers.
Pour en savoir plus
http://www.histoirequebec.qc.ca/publicat/vol7num1/v7n1_16f.htm
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Santa Fe Trail Horse Race in Sept. 2007.
The endurance race will begin in Santa Fe, and, 800 miles and 13-dusty days later, will come to an end in Independence, Mo. The path will mirror that of the Santa Fe Trail, a pathway that ran from Franklin, Mo., to Santa Fe from 1821-1880. The race route will traverse country that reaches as high as a mountainous 7,721 feet to a low of a flat plain 931 feet.
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