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Tableau de bord 2007 , CEI-CEN **** *** **

Comité Endurance Pays Loire (CEPL)

 Coupe des départements 2007

CHAMPIONNAT DE FRANCE JEUNES CAVALIERS D'ENDURANCE 2008

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4t ?

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Endurance

TREC

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1914 - 1918

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1939 - 1945

1945 - 1975

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Questionnaire FEI

1945 - 1975


Du tourisme hippique à l’endurance équestre : 1945-1975

 

Oubliés encore, les débuts du tourisme hippique dans les mêmes lieux que les départs d’endurance d’avant-guerre. En 1947, le Touring-Club de France, TCF, organisait ce qu’il croyait être la première randonnée hippique attestée (en 1904, le Touring-club de France avait cependant organisé, un an après le Raid Hipique militaire Paris-Deauville, une compétition, appelée Raid de tourisme hippique, sur le même trajet, montée et attelée y compris " four in hand " avec des mails coaches  :

"Départ de la randonnée équestre Paris-Mayenne"

"Paris 31 juillet

Le départ de la randonnée équestre Paris Mayenne a été donné au siège du Touring Club de France, Avenue de la Grande Armée. Douze jeunes cavalières et cavaliers formaient un cortège insolite et charmant qui a rencontré auprès des parisiens un accueil chaleureux. "

Source : Ouest France Laval du 1/08/1947

 

Son jeune groupement hippique, siégeant près du Bois de Boulogne, organisait avec Jean Bouet-Willaumetz une première, qualifiée de raid Paris-Mayenne-Paris par le journal Ouest-France du 12 juillet 1947, bivouaquant dans les fermes encore pourvues de foin et d’avoine pour leurs propres chevaux. Cette randonnée, " d’ hippocampeurs ", " ne rentrant pas dormir le soir à la maison ", avait le don d’éveiller le mépris des cavaliers académiques et réciproquement.

( Jean-Claude Gasq, directeur de la FFE sous la présidence de Jacqueline Reverdy, était auparavant directeur du Centre Hipppique du Touring-Club de France. )

Le tourisme équestre officiel a retenu qu’en février 1961, année qui suivait les jeux olympiques à Rome, désastreux pour l’honneur national, un cavalier félibre, neveu de Frédérique Mistral, Henri Roque, partit des Alpilles, au sud de la Durance, près d’Avignon, pour rejoindre le Congrès du cheval de sport à Paris. Il rencontra, en passant dans l’Ardèche, aux Vans, Paul Maurice, " dirigeant une société hippique dans la plaine du Forez ", et réussit à convaincre Guy Arcis, dirigeant des Ecuries de Vellove, d’organiser le 1er Rassemblement national à Polignac près du Puy-en-Velay, le 15 août 1961, " pour démontrer qu’à notre époque il est encore possible de voyager à cheval ". Le second Rallye sera organisé à Roanne, subventionné grâce au bureau de l’Equitation du Ministère de l’Agriculture, détenu par Henri Blanc, avec la participation de Jean Bouet-Willaumetz. Le capitaine Sorlin, du TCF, en sera le commissaire général.

En 1962, le fils d’un sellier militaire, né à Saumur le 23 février 1916, pupille de la nation en 1923, élevé en Touraine, étudiant en philosophie, repreneur des imprimeries Crépin-Leblond à Moulins, éditeur d’ouvrages traitant des usages ludiques de la Nature, Plaisirs de la Pêche, Plaisirs de la Chasse lançait une nouvelle publication : Plaisirs Equestres, aux colonnes largement ouvertes aux anciens officiers de cavalerie, (1er éditoriale par le Capitaine de Saint-Phalle), les Lagarde, Spruytte, Loevenbruck, Labattut, Bicheron etc…. Assistant aux premiers rassemblements de " tourisme hippique " dans le Sud Est, il en était revenu avec un constat navré d’incapacité équestre des cavaliers " hippiques ". L’Hippisme qui recouvrait toutes les utilisations du cheval avait besoin des lumières de l’Equitation. Decarpentriste, il présidait déjà aux destinées d’un centre équestre, les Ecuries du Duc d’Aumale à Chantilly. " Un appel à ses nombreux lecteurs pour " quadriller " véritablement la France de correspondants locaux " entraînera la création de l’Association Nationale de Tourisme Equestre, ANTE :

TOURISME EQUESTRE

" Nous recevons constamment, et de plus en plus, de très nombreuses correspondances de cavaliers isolés, ou de groupes de cavaliers, soit réunis par des liens d’amitié, soit appartenant à un même cercle ou centre hippique, qui envisagent des déplacements, variant de plusieurs jours à plusieurs semaines, dans diverses régions de France. Ces sympathiques lecteurs se posent évidemment les multiples questions que soulèvent des randonnées de cet ordre, en ce qui concerne l’hébergement des cavaliers, des chevaux, les ressources en vétérinaires, maréchaux ferrant, les itinéraires accessibles à cheval en dehors des grandes routes, les curiosités à caractère hippique qui peuvent être visitées sur le parcours, etc…

Il est certain que ce tourisme équestre est appelé à prendre un développement de plus en plus considérable en France.

Aussi, " PLAISIRS EQUESTRES " lance-t-il un appel à ses nombreux lecteurs pour " quadriller " véritablement la France de correspondants locaux à qui nos amis pourraient s’adresser pour obtenir les renseignements qui leur permettent d’accomplir leurs voyages dans les meilleures conditions pour leurs chevaux et pour eux-mêmes.

Nous demandons à ceux que ces questions intéressent de bien vouloir dès que possible prendre contact avec nous.

Tout véritable cavalier, désireux de jouir à plein des charmes de l’équitation, saisira l’intérêt et la nécessité d’une semblable entreprise.

Vous avez déjà une expérience de la question ? Faites nous en profiter.

Vous voulez partir en excursion, en longue randonnée, en vacances à cheval ?

Exposez-nous votre problème, nous vous aiderons à le résoudre. "

Source : Plaisirs Equestres n°2, 1962.

En mars 1963, Paul Maurice rencontra Raymond Henry au 12, rue Duguay-Trouin, Paris 6ème Raymond Henry offrit les services de sa revue, Plaisirs Equestres. Il avait déjà déposé les statuts de l’ANTE.

Le Rallye National d’Uzès, le 21 juillet 1963, permettra " les présentations et le mariage " officiels. Raymond Marcel Henry annonçait ainsi la naissance de l’Association Nationale pour le Tourisme Equestre, ANTE à ses congénères : " Voilà bien un nouveau-né, vieux comme le monde "" car les générations nouvelles souhaitent une équitation plus large, plus aérée, plus diverse, plus accessible ".

En préalable à cet embryon d’institutionnalisation d’une équitation itinérante, fruit d’une coalescence entre les sociétés équestres, parisienne et méridionale, naissait une alternative à la société équestre militarosportive reconnue par le Mouvement Olympique, après la seconde guerre mondiale. Des initiatives privées ou associatives étaient repérables dans presque tous les coins de France mais surtout en Région parisienne (Jean Bouet-Willaumetz), en Bretagne (Marie- Christine Le Bourdonnec) et au Sud de la Loire (Christiane André). Les Sociétés Hippiques, Urbaines, SHU, Rurales, SHR, Humaines, SHH, commençaient à refleurir mais le ranching prospérait de manière anarchique.

L’Union Interprofessionnelle du Cheval, UNIC, témoigne de cette résurgence :

La profession, très stéréotypée, de " commerçant  en chevaux ", menacée de disparition en 1965,  allait réamorcer un rebond institutionnel. Alors que le nombre de maîtres de manège restait stable, celui des loueurs de chevaux  connaissait une croissance exponentielle. Après 1968, l’appellation de " loueur de chevaux " allait permettre à une population hétéroclite, non titulaire d’un diplôme reconnu pour enseigner, d’exercer une profession en devenir.

Bien que le découpage régional ne soit institutionnalisé qu’en 1972, dès 1967, la revue Plaisirs Equestres publiait les statistiques de l’UNIC par région . Elles faisaient apparaître la Région parisienne détentrice de près de la moitié des cartes de maîtres de manège tandis qu’elle ne détenait qu’une carte de loueurs de chevaux pour 7 dans la France entière. L’équitation canonique restait parisienne et l’équitation alternative émergeait en province surtout en Provence-Côte d’Azur et Rhône-Alpes qui bénéficiaient des migrations de maitres-de-manèges qui suivaient leurs clientèles parisiennes vers la Riviera, du mythe Camargo-provençal et des apports du port de Marseille en chevaux du Maghreb destinés a priori à la boucherie : Marie-Josée Grandveran, seule femme présidente d’un Comité régional de Tourisme Equestre en 2004, celui de Provence, est héritière des abattoirs Grandveran de Marseille.

La Bourgogne n’avait ni " Maître de manège " ni " loueur de chevaux " inscrits à l’UNIC en 1967.

Centre, Pays de la Loire, Limousin, Alsace, Franche-Comté, Auvergne, Languedoc n’avaient que des loueurs de chevaux.

 

Provence, Côte d’Azur, Corse, Rhône-Alpes et Région parisienne regroupaient plus de la moitié des loueurs de chevaux.

La stratification des sociétés équestres, parisiennes ou provinciales, canoniques ou alternatives, allait établir pendant plus d’un quart de siècle des rapports de force qui se prolongent au sein d’une structure néofédérale, la FFE.

Comme l’équitation canonique, l’équitation alternative allait se doter progressivement et avec plusieurs schismes en son sein, d’un système positiviste basé sur les affrontements compétitifs qui avaient précédé l’équitation coubertinienne.

 


 

En 1905, le Touring Club de France avait organisé la " 1ère expédition de tourisme hippique " sur l’itinéraire Paris-Deauville.

Après la 2ème Guerre mondiale, le Touring Club de France, héritier de l’excursion automobile, avait commencé à organiser quelques randonnées pour ses membres. En 1946, le Touring Club de France proposa d’appeler " hippocamping " une nouvelle forme de tourisme parmi toutes celles qu’il encourageait déjà ! Dès l’année suivante des randonnées s’organisaient en région parisienne. Paris-Mayenne fut organisé en 1947. Cette génération spontanée fut d’abord méprisée, sinon ignorée, par les tenants de l’équitation traditionnelle : " Le cavalier de tourisme équestre c’est un homme qui part à cheval et ne rentre pas coucher chez lui ", qui abandonne la tunique, la botte étincelante, l’épingle de cravate, le monocle et même la bombe, pour leur préférer l’anorak, la botte rustique, la casquette ou le chapeau de gabardine…En 1947, pour les randonneurs pédestres, il y eut création du Comité National des Sentiers de Grande Randonnée, ancêtre de la Fédération Française de Randonnée Pédestre.

Il faudra attendre 1960 et Henri Roque, fils du docteur Roque, petit-neveu de Frédéric Mistral, qui se mit à cheval pour protester contre les dégradations dont le monde moderne menaçait ses Alpilles, sa Provence et son Occitanie ; parti des Bouches du Rhône " l’homme à cheval d’Eygalières " rejoint Paris en solitaire et est félicité par Maurice Herzog, Ministre de la Jeunesse et des Sports. C’est du sud de la France que va renaître l’équitation itinérante sous la forme du tourisme équestre. En 1961, le premier Rallye National à Polignac était aidé officiellement par l’administration des Haras. Et, en 1963, à Uzes, le Ministère de l’Agriculture, le breton Michel Cointat, reconnaissait officiellement le Rallye National de Tourisme Equestre. Puis, Henri Roque chevaucha sur la trace des pèlerins du Moyen Age pour se rendre à Saint-Jacques-de-Compostelle, 1 500 km en 35 jours.

Raymond Henry et quelques cavaliers épris de liberté et d’évasion se regroupèrent pour former l’ANTE (Association Nationale de Tourisme Equestre), déclarée le 7 avril 1963. Les réticences de la très traditionnelle Fédération Française des Sports Equestres envers les " hippies de l’équitation " permettait au tourisme équestre de s’organiser en dehors d’elle, de prouver son existence autonome.

Cependant, Henri Roque raconte :

 

" Un jour de l’été 1957, j’ai vendu la dernière terre que m’avait laissée mon père, le docteur Roque ; j’ai sellé mon cheval et je suis parti à la découverte du monde…en 1965 à Nancy je reçois le vase de Sèvres offert par le Président de la République, Charles de Gaulle…j’avais traversé la France et la Suisse pour arriver en Lorraine…. pendant l’hiver 66, l’évolution de la politique de Raymond Henry le poussa à rechercher des alliances auprès de la Fédération afin d’obtenir la reconnaissance de l’ANTE par cette dernière. Et l’on sacrifia la Provence ! M. Rech, président de l’Association de Tourisme Equestre pour la Provence devait donner sa place au président de l’ARTEPROCA (ARTE Provence-Côte d’Azur). Si nous n’acceptions pas ce diktat, il n’y aurait pas de rallye à Avignon. Nous n’avons pas accepté et le rallye eut lieu à Saint-Malo…. nous avons fait le premier Rallye latin…. 20 ans ont passé, le vingtième Rallye latin a fait son entrée triomphale devant le Palais des Papes, le vendredi 5 juillet 1985. André Rech était le Président du Rallye international de tourisme équestre et j’étais à cheval, avec la grâce de Dieu. "

Pierre Branque, Président de l’ANTE en 1983, écrivait dans ce qui semble être le premier numéro de L’Estafette de l’ANTE : " Lorsqu’il y a presque 21 ans fut créée l’ANTE, le Tourisme Equestre moderne, alors balbutiant, n’était le fait que de quelques initiés, novateurs inspirés, qui sillonnaient déjà les chemins récemment abandonnés par les derniers chevaux de trait vaincus par la motorisation. En quelques années, les structures d’un mouvement irréversible prenaient corps et consistance. Très vite, fort heureusement pour l’avenir, les Haras Nationaux comprirent l’intérêt du phénomène naissant et l’encouragèrent en lui donnant agrément et aides. Il n’en fallait pas plus pour lancer la machine. Le développement de l’ANTE a connu des fortunes diverses et subi les aléas d’une politique dont elle fut rarement maîtresse. "

En 1971, l’ANTE refusait d’émettre la Carte Nationale de Cavalier de la Fédération Equestre Française et créait une carte unique ANTE