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CHAMPIONNAT DE FRANCE JEUNES CAVALIERS D'ENDURANCE 2008

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PULASKI


PULASKI Casimir, 1745 - 1779

REBELLE POLONAIS, 

PERE DE LA CAVALERIE AMERICAINE :

COMBATTANT DE LA LIBERTE

Casimir PULASKI est né à Varsovie (Pologne), le 6 mars 1745, second fils de Jozef Pulaski.

En 1763, il acquiert sa première expérience militaire avec le Prince Charles pendant le siège de Mitava, capitale de Courlande, (actuellement en Lithuanie).

En 1767, Joszef Pulaski et ses trois fils participent à l'élection de Stanislas Poniatowski, comme Roi de Pologne

1767, les quatre Pulaski quittent Varsovie pour Winiary et organisent des attaques contre les Russes dans le sud-est de la Pologne.

1768, Les ainés Pulaski, Franciszek et Casimir voyagent le long du Dniestr, recrutant pour la Confédération de Bar, contre la tutelle russe, préparée à Lvov par leur père Josef.

29 février 1768, Michal Krasinski est établi à la tête de la Confédération de Bar à Podole. Jozef Pulaski lui succèdera le 4 mars 1768

20 avril 1768 ; première escarmouche contre l'avant-garde des troupes russes envoyées à Podole.

20 juin 1768, l'armée russe prend la ville de Bar. Joszef Pulaski traverse le Dniepr et se réfugie en Turquie.

17 juillet 1768 Casimir, libéré par les Russes rejoint la Confédération à Chocim.

Septembre - octobre 1768, Casimir et ses frères organisent des raids sur la rive nord du Dniestr.

Février 1769, Casimir conduit un raid de reconnaissance jusqu'à Zaleszczyki.

Mars 1769; Casimir traverse la frontière à Kuty et marche vers  Krakow

Avril 1769, mort de Jozef Pulaski prisonnier en Turquie.

Juin 1769 le frères Pulaski arrivent à Lublin, atteignent la Polésie et organisent une intrusion en Lithuanie.

15 mai 1770, Casimir perd une bataille près de Pilzno pendant un raid en direction de Krakow.

7 août 1770, rencontre avec le français Charles Dumouriez, émissaire du gouvernement français à Zborov.

1er septembre 1770, il organise un raid de nuit sur Krakow et retraite sur Czestochowa.

29 septembre 1770, il effectue un raid depuis Zarnowiec, par Edrzejow, sur Koniecpol.

4 janvier 1771, Casimir organise un raid depuis le monastère de Czestochowa et détruit une batterie ennemie.

1er mars 1771, Casimir fait un raid de Czestochowa vers Krasnik.

21 mai, il démarre un raid par Tymbark, Limanowa, Nowy Sacz, Debica, Zamosc et effectue des escarmouches le long du chemin.

2 juin 1771, retraite par Tarnow et Lanckorona, après une bataille à Zamosc

20octobre 1771, Casimir quitte Czestochowa pour un raid de diversion en direction de Varsovie tandis qu'un groupe commandé par Strawinski était en train d'effectuer une tentative d'enlèvement du Roi Stanislas Auguste Poniatowski.

31 octobre 1771,il perd une bataille à Skaryszew près de Radom et retraite vers Czestochowa.

30 novembre 1771, l'Autriche est interdite d'entrée à Casimir accusé d'être un des organisateurs de la tentative d'enlèvement du roi de Pologne.

20 février 1772, il effectue un raid de Czestochowa à Krakow

31 mai, il trouve refuge en Silésie prussienne et arrive à Dresde fin juin.

Septembre 1772, il quitte l'Allemagne et arrive à Nancy, en France.

Mars 1773, il se déplace à Paris

25 septembre, sous le nom de Korvin, il rencontre les chefs de la Généralité à Strasbourg et annonce qu'il prendra part à la guerre entre la Turquie et la Russie et voyage à Paris.

Mars 1774, il quitte Paris avec un groupe de compgnons et part pour la Turquie.

15 octbre 1774, après l'échec de l'expédition en Turquie il revient en France et s'arrète à Marseilles.

1776 il passe un peu de temps en prison à Marseilles, pour dettes.

29 mai 1777, à Paris, il reçoit de Bejamin Franklin une lettre de recommandation pour Gorges Washington.

6 juin 1776 il embarque à Nantes pour l'Amérique en guerre contre la Couronne britannique,victorieuse de la France après la Guerre des Sept ans, mais surendettée.

23 juillet 1777, i Casimmir Pulaski débarque à Marblehead, près de Boston.

FORT DE SON EXPERIENCE DES RAIDS EN EUROPE, IL DEVIENDRA LE PERE FONDATEUR DE LA CAVALERIE AMERICAINE

 (à suivre...)




Déjà, au  Siècle des Lumières 

 

L’endurance moderne emprunte aux traditions et aux empirismes des peuples cavaliers venus des confins de l’Ukraine, longtemps animistes, puis monothéistes au Maghrek mais elle hérite aussi du Siècle des Lumières, le XVIIIème qui a fait de la Raison pure le vecteur du Progrès en Occident. Transplantés sur le  Nouveau Continent, les savoir-faire des cavaliers de l’Eurasie et de l’Andalousie y ont trouvé les espaces ouverts où les aptitudes des chevaux et des cavaliers ont été sublimées par les prémices d’un entraînement rationnel :

 

Le « père » de la Continental Cavalry américaine, est le polonais Casimir Pulawski (1747-779). Il avait été recruté en France par Benjamin Fanklin pour  importer en Amérique un savoir faire pour les insurgés confrontés aux réguliers  britanniques ou, aussi souvent, à des mercenaires  allemands, les Hessois.

 

Au printemps 1777, Gilles Jean Marie Roland de Barzer, chevalier de Kermovan (1740-1717), originaire de Chatelaudren, qui avait servi sous les ordres de Pulawski dans l’Armée du Grand Turc, qui le nommera colonel, de 1772 à 1775, s’engagea aux côtés des Américains. Ce sera le premier d’une liste d’officiers français engagés volontaires.

 

Casimir Pulawski avait fait un tour en Orient pour combattre avec les Turcs. Après avoir quitté sa Pologne, sous la pression des Russes de la tsarine Catherine II. A Passy, près de  Paris, il  rencontra l’émissaire américain Benjamin Franklin, venu chercher auprès du Roi de France, les appuis politiques et militaires pour l’émancipation  des Etats-Unis d’Amérique de la tutelle britannique.

 

L’inventeur du paratonnerre recommanda à Washington le cavalier polonais, connu pour ses raids de cavalerie en Pologne, réalisés avec ses frères, Casimir Pulaski embarqua de Nantes sur le navire Massachussets le 6 juin 1777 et, débarqué à Marblehead, près de Boston, le 23 juillet, il présenta sa recommandation au chef de la Continental Army le 20 août 1777 à Moland House à Warwick Township, Bucks Cunty, en Pensylvanie.

 

Après la défaite de White Plains en octobre 1776, NY, Washington en vint à reconnaître la valeur d’un corps de cavalerie régulièrement constitué. Le Second Continental Light Dragoons était né, en décembre 1776, sous la direction de Elisha Sheldon nommé colonel. Le régiment se comporta comme le premier pony express au long d’un réseau de relais express entre le quartier général de Washington et les colonies du Nord. D’autre part, l’expérience importée des officiers du Génie, comme Duportail avait apporté de nombreux avantages aux insurgents. Il pourrait en être de même pour la cavalerie Nicholas Dietrich, Baron de Ottendof fut autorisé à lever un corps de cavalerie le 6 décembre 1776.

 

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Grâce à l’intervention de Washington, le Congrès américain approuva la création de la « Cavalry » et mit à sa tête un officier européen expérimenté, le 15 septembre 1777 Pulaski fut nommé brigadier général d’une cavalerie à constituer. Cependant, suite à des mésententes dues aux préséances et aux problèmes de langue (Moylan refusa de s’adresser en français, à Zielinski, un simple soldat. L’altercation entraina la chute de cheval de Moylan. Zielinsky fut cofiné en ses quartiers, mais Pulasky fit raduire Moylan en Cour martiale. Moylan fut acquitté. Pulaski démisionna)  avec ses collègues américains, à Valley Forge, pendant ses quartiers d’hiver, il démissionnera de ce poste au mois de mars 1778,  pour créer sa propre légion. Pulaski déclarait : « ce qui a grandement contribué à la faiblesse de la cavalerie c’est de détacher des hommes, pour un oui ou pour un non, à l’escorte de généraux ou d’autres officiers »

 

Le Père de l’American Cavalry demandait beaucoup à ses hommes et les  entraînait à partir de tests de cavalerie. En Amérique, comme en Pologne, il est un symbole de résistance à l’oppression. Son ancêtre, déjà, avait acquis ses quartiers de noblesse en combattant contre les  cavaliers turcs lors du siège de Vienne en 1683. Pulaski (1745-1779) fut blessé mortellement le 9 octobre 1779, lors de la bataille de Savanna, dans une charge de cavalerie engagée derrière l’infanterie de l’Amiral français Charles-Henri d’Estaing. Il avait  39 ans.

 

Le 25 février 1780, par décision du Congress les rescapés de la Pulaski’s Legion furent incorporés à la Armand’s Legion.